HANCHE

 

Fracture extrémité supérieure fémur (vis-plaque ou clou-plaque)

BILAN

J1 à J45-60

bilan fonctionnel

patient alité (droit à l'appui contact)

douleur modérée

bilan articulaire

flexion = 45°, flessum

autres mouvements = 50%

vérifier le complexe lombo-pelvi-fémoral

bilan musculaire

muscles contractiles

déficit stabilisateurs latéraux

contractures

bilan CTV

oedème local

 

J45-60 à J90

bilan fonctionnel

marche en appui contact (reprise progressive de l'appui)

bilan articulaire

amélioration amplitudes, flessum

bilan musculaire

non évaluable, faibles, mais contractiles

amyotrophie

 

J90 à J180

bilan fonctionnel

marche en appui complet avec boiterie (insuffisance du moyen fessier)

bilan articulaire

amplitudes presque physiologiques

bilan musculaire

faibles, surtout stabilisateurs latéraux

 

REEDUCATION

J1 à J45-60 :

objectifs : préparer phases suivantes (déambuler en appui partiel, donner autonomie domestique)

anticiper déficits (retrouver physiologie articulaire, entretenir musculature)

principes : strict respect du foyer-montage

dominante CTV

glaçage (effet antalgique), surélever MI, massage circulatoire, contraction isométrique, appel abdominal, bas de contention

dominante articulaire

mobilisations actives-aidées

anté-rétroversion du bassin, bascule du bassin en actif-aidé

contracté-relâché à contraction faible (juste prise de conscience de la contraction)

dominante musculaire

travail en poutre : serrer les fesses, lever la rotule, flexion plantaire ou dorsale

travail dynamique sans résistance

push-up

dominante fonctionnelle

transferts au lit, pont fessier avec MI sain, MI atteint tendu, main sous talon pour vérifier qu'appuie pas.

se lever en passant MI sain sous MI atteint, équilibre monopodal, appui contact ou partiel.

Escalier : cannes avec MI atteint soulageant l'appui, monter MI sain puis canne avec MI atteint.

 

J45-60 à J90 :

objectifs : rendre au patient une fonction domestique satisfaisante, le plus vite

autonomisation avec appui complet

rééduquer (pas de raideur articulaire et déficit musculaire)

principes : respect foyer-montage

idem phase I

 

J90 à J180 :

objectifs : rendre au patient la totalité des activités d'avant le traumatisme

principes : progressivité

participation du patient à sa prise en charge

dominante articulaire

contracté-relâché

postures

dominante musculaire

renforcement musculaire

travail analytique résisté, non résisté

travail en chaîne (CO, CF, série, parallèle)

dominante fonctionnelle

rééducation des 2 MI

passage d'obstacles sur plan stable, incliné, mobile

pied sur ballon de Klein

marche avant, arrière, latérale, résistée, demi-tour

à partir de J180 : saut, réception

 

QUESTIONS

classification de Garden : I : fracture engrenée en coxavalga

II : fracture non déplacée

III : fracture déplacée, non engrenée en coxavara

IV : fracture très déplacée, ascension du fémur

stabilité :

insuffisance musculaire à cause traumatisme opération et alitement

IMK : lutter contre insuffisance musculaire (surtout stabilisateurs latéraux)

stabilité passive : articulation très emboîtée, ligaments : insuffisance à cause opération

mobilité :

phénomènes cicatriciels : consolide fracture et éléments autour

IMK : lutter contre adhérences cicatricielles

immobilité la plus confortable : F = 10-15° + ROL

IMK : luter contre installation attitude vicieuse

contraintes :

travaux de Hodge et Rydell

IMK : reprise progressive : appui contact, partiel, complet

fonction :

fonction MI

IMK : inciter à l'exploitation des fonctions

 

 

fracture/luxation de hanche

BILAN

J1 à J45

bilan fonctionnel

patient alité en traction-suspension

bilan articulaire

flexion = 60°, rotation = 0°, ABD/ADD = 0°

genou F = 60°

bilan musculaire

muscles contractiles

pas testables

contractures

bilan CTV

stase veineuse

bilan neurologique

risque compression sciatique

 

REEDUCATION

J1 à J45 :

objectifs : entretenir mobilité hanche avec traction-suspension

principes : strict respect du foyer-montage

dominante articulaire

J0-J10 : mobilisation articulaire : rien

J10-J20 : mobilisation relative : bassin/fémur

J20-J30 : mobilisation dans plan sagittal, décrocher la suspension, tenir le crochet du pied

J30-J40 : mobilisation directe avec ablation traction-suspension

J40-J45 : mobilisation libre

dominante musculaire

travail en poutre

travail actif-aidé

dominante CTV

glaçage, massage circulatoire, contraction isométrique, appel abdominal, bas de contention

dominante fonctionnelle

entretenir MI opposé : mobilisation dynamique résistée

 

J45 à J90 :

objectifs : entretenir articulation (articulation et musculaire)

donner autonomie fonctionnelle optimum

principes : respect foyer-montage

idem phase I de fracture du col fémoral

 

J90 à J180 :

objectifs : reprise activités sans restriction

principes : ne pas surmener l'articulation (possible nécrose tête dans les 3 ans)

compromis entre rééducation musculaire et agression cartilage

travail isométrique séquentiel (pas de dynamique contre résistance)

 

QUESTIONS

nécrose tête : soudain douleur vive dans hanche, par intermittence avec pics douloureux puis quasi

permanente

radio : rien au début, puis : destruction tête, aplatissement

traitement : cannes pendant 3 mois (décharge) et appui simulé pour diminuer

l'oedème et nécrose ne s'étende plus

coxarthrose 5 ans plus tard

 

PTH

BILAN

J1 à J15

bilan fonctionnel

patient alité

bilan articulaire

amplitudes articulaires limitées à 50%

bilan musculaire

muscles faibles

si repose du piriforme : pas de rotation pendant 21 jours.

bilan CTV

oedème massif descendant dans MI

 

J15 à J45

bilan fonctionnel

marche avec boiterie (insuffisance stabilisateurs latéraux, schéma de marche perturbé par 10 ans de boiterie, inégalité de longueur des MI par chirurgie)

bilan articulaire

toutes les amplitudes articulaires possibles

F = 100°

bilan musculaire

muscles faibles

si repose du piriforme : pas de rotation pendant 21 jours.

 

REEDUCATION

J1 à J15 :

objectifs : autonomie domestique (assurer transferts, diminuer boiterie)

mobilité

principe : interdiction de luxer la prothèse

progressivité

en premier lieu, expliquer au patient les gestes interdits à ne pas faire pendant 3 mois.

dominante articulaire

mobilisations : dans position non-luxantes

contracté-relâché

dominante musculaire

travail isométrique

renforcement dans positions non-luxantes

analytique et en chaîne

dominante CTV

glaçage, surélever MI, massage circulatoire, contraction isométrique, appel abdominal, bas de contention

dominante fonctionnelle

transferts au lit, pont fessier, se lever (écarter MI opéré), se tourner en piétinant, s'asseoir (MI tendu en avant), dormir avec coussin entre les genoux

équilibre bipodal, monopodal

marche avant, arrière, latérale, demi-tour

 

J15 à J45

objectifs : reprise des activités comme avant les douleurs

principes : progressivité

adaptation aux besoins du patient

dominante articulaire

mobilisations : dans position non-luxantes

bicyclette, stepper, balnéo

dominante musculaire

travail analytique résisté manuellement

travail en chaîne

dominante fonctionnelle

contrôle appui monopodal, oscillation du pas, vigilance musculaire (pied sur ballon)

marche avec résistance antérieure, postérieure, latérale

escaliers

prévention chutes

 

QUESTIONS

voies d'abord : voie de Hueter : voie antérieure : ne sectionne pas de muscle (entre fessier et DF)

risque luxation antérieure : E/ROL

voie de Moore : voie postérolatérale : section pelvitrochantériens

risque luxation en arrière : F/ADD/ROM

pendant 21 jours, pas de ROL résistée, pas de ROM passive

trochantérotomie : - médaillon trochantérien, rabat éventail fessier

pas d'appui monopodal et cannes pendant 6 semaines

pas d'ABD active, pas d'ADD passive

- digastrique : moyen fessier + vaste latéral (voie de Hardinje)

appui immédiat

risques luxation : avant 2 mois car cicatrisation fragile

entre 6 mois et 1 an car reprises activités

 

fracture du bassin

fracture arc antérieur : si pas de déplacement : alitement pendant 3 semaines puis marche.

fractures instables : risques tardifs : rachis lombaire déformé, raccourcissement MI, enraidissement

articulaire, coccygodynie, douleur symphyse pubienne,

tendinopathies grand trochanter, arthrose rachidienne.

traitement orthopédique : fracture peu déplacée : immobilisation avec sangle.

fracture très déplacée : traction-suspension.

fracture du cotyle : risque atteinte nerf obturateur, nerf sciatique, vaisseaux

fracture peu déplacée : traction fémur, remise en charge de 6 semaines à 3 mois

fracture déplacée, non réductible : chirurgie

 

fracture de la diaphyse fémorale

traitement par clou centromédullaire fixé en haut et en bas ? appui complet

oedème au bas de la cuisse, hydarthrose

limitation en amplitude du genou

pas de forte résistance en distal

vérifier le verrouillage du genou

moyens

DD : contractions statiques, surélever le MI (pour résorber l'oedème)

mobilisations passives hanche et genou

assis : push-up

debout : contrôle du verrouillage du genou, transfert du poids d'un pied sur l'autre

en appui sur barre horizontale : lever MI avec ou sans résistance suivant le membre atteint.

Fente avant MI atteint derrière puis devant pour extension genou puis pour contrôle genou.

Marche avec obstacles.

 

 

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